Hygiène & sécurité
PPMS et exercices de sécurité : incendie, intrusion et confinement
Le plan particulier de mise en sûreté est obligatoire dans les écoles. En crèche, il ne l'est pas sous ce nom, mais son contenu l'est par d'autres textes : réglementation des établissements recevant du public, protocole d'urgence de l'article R. 2324-30, obligation générale de sécurité. En pratique, la PMI et la commission de sécurité attendent le même résultat.
- Incendie : une crèche est un établissement recevant du public. Elle tient un registre de sécurité, fait vérifier ses installations (extincteurs, alarme, éclairage de sécurité) et organise des exercices d'évacuation périodiques, consignés dans le registre. Le premier exercice a lieu dans les semaines suivant l'ouverture, puis à intervalles réguliers avec l'ensemble du personnel.
- Intrusion et attentat : les instructions interministérielles de sécurisation des établissements d'accueil du jeune enfant recommandent un plan de mise en sûreté écrit : contrôle des accès, alerte interne, lieux de confinement, consignes de silence, contacts. Le plan Vigipirate fournit les fiches de référence.
- Risques majeurs : selon le territoire (inondation, risque industriel, chimique), le document d'information communal sur les risques majeurs indique la conduite à tenir. Intégrez-la au plan.
- L'exercice : un exercice de mise en sûreté par an au minimum, distinct de l'évacuation incendie, adapté à l'âge des enfants (jeu du silence, déplacement en groupe), avec un compte rendu daté.
- Le lien avec les familles : le règlement de fonctionnement précise que les enfants ne sont pas remis pendant une mise en sûreté et indique le canal d'information. Une famille qui l'apprend le jour de l'exercice réagit mal ; une famille informée à l'inscription comprend.